Elles-ils ont traversé les Alpes et elles-ils racontent...
Pouvez-vous vous présenter ?
Nous sommes Dominique et Pierre Juveneton. Nous dirigeons un centre de remise en forme sur la base du concept « Jeûne et randonnée », l’Amandier, dans la Drôme. Nous sommes passionnés de voyages, dont l’itinérance à vélo électrique depuis quelques années maintenant.
Qu’est ce qui vous a motivé à vous lancer dans une traversée itinérante des Alpes ?
Pour nos 60 ans, nous nous sommes lancés le défi de réaliser un grand voyage à vélo à travers les Alpes. Inspirés par deux amis qui ont traversé la France par la Via Francigena, nous avons sauté le pas cet été au mois de juillet.
Quel itinéraire et pourquoi ?
Nous avions prévu de réaliser un traversée intégrale des Alpes par Route des Grandes Alpes, mais nous avons été échaudés par la logistique à prévoir pour rejoindre le point de départ à Thonon depuis notre domicile, puis pour rentrer chez nous depuis Nice. C’est pourquoi nous avons opté pour une grande boucle itinérante au départ de chez nous.
J1 : Lozeron - Glandage
J2 : Glandage - Col d’Ornon
J3 : Col d’Ornon - Saint-Jean-d’Arves
J4 : Saint-Jean-d’Arves - Valloire
J5 : Valloire - Cervières
J6 : Cervières - Abriès - MontDauphin
J7 : Mont-Dauphin - Barcelonette
J8 : Journée Repos à Barcelonnette
J9 : Barcelonnette - Col de la Cayolle - Barcelonnette
J10 : Barcelonnette - Saint-André-les-Alpes
J11 : Saint-André-les-Alpes - Cruis
J12 : Cruis - Sainte-Jalle
J13 : Saint-Jalle - Lozeron
Au total 900km avec 15000m de Dénivelé positif et 25 cols.
Quelle organisation ?
Nous sommes partis avec chacun un vélo électrique équipé de sacoches.
Nous avons logés dans des hébergements le long du parcours (Hôtel ou chambres d’hôtes). Côté repas, nous avons opté pour des pique-niques le midi et repas au restaurant le soir.
Nous avons pu charger nos vélos sans problème dans les hébergements où nous sommes passés. Ce n’était pas toujours évident car nos batteries ne se démontent pas du cadre et les hébergeurs ont été très arrangeants pour nous brancher. Nous avons aussi parfois pu charger lors de notre pause de midi, notamment dans le magasin Sherpa d’Abriès.
Vos meilleurs souvenirs ? Les moins bons ?
Côté bons souvenirs :
- la descente du col du Galibier, très aérienne, avec des fleurs et des paysages extraordinaires. Le sentiment de voler au dessus de la montagne !
- Notre escapade au col de la Cayolle, sans doute le plus beau col de notre parcours
- Croiser des cyclistes itinérants comme nous réalisant, eux, Route des Grandes Alpes ou encore notre neveu Lionel qui faisait une boucle en Maurienne.
Côté Moins bons :
- La Vallée de la Maurienne, en travaux avec la ligne TGV en construction et assez désagréable à rouler
- La montée du Col du Télégraphe avec trop de véhicules, notamment des motos.
Et entre les deux : Le Col de la Croix de Fer (Versant Sud) : le plus dur notre parcours avec des kilomètres entiers à plus de 10% de moyenne. Une sacrée bavante et une sacrée fierté !
Quel est votre tiercé des cols et pourquoi ?
La Cayolle : pour son calme, son ambiance nature et ses paysages.
Le Galibier : pour la montée très sympa avec tous les cyclistes qui vous accueillent au sommet et sa magnifique descente.
L’Izoard : Egalement pour son calme et ses paysages de toute beauté versant nord comme versant sud.
Une anecdote ?
Nous avons épuisé notre batterie sur notre 2eme étape. Stressant sur l’instant car on sait qu’on va galérer... Mais très riche d’enseignements pour la suite de notre voyage car nous avons pu gérer au mieux la consommation d’énergie et arriver à tirer 80 à 100km d’autonomie avec 1000m de D+.
D’ailleurs, nous sommes très heureux d'avoir pu réaliser ce parcours grâce au vélo électrique. C’est un mode de voyage génial, qui nous permet de grimper des cols qui nous paraissent inaccessibles en vélo musculaire, et de voyager sans être épuisé le soir à l’étape. Cela nous procure un grand sentiment de liberté !