Elles-ils ont traversé les Alpes et elles-ils racontent...
Peux tu te présenter ?
Je m’appelle Lionel, j’ai 39 ans. Je suis chef d’entreprise dans le secteur du tourisme et co-animateur du site www.routedesgrandesalpes.com. Je suis marié et papa de 2 enfants.
Qu’est ce qui t’a motivé à te lancer dans un voyage itinérant à vélo dans les Alpes ?
Ma motivation première était de venir faire des photos sur l’itinéraire en voiture pour illustrer le site internet. Et puis, l’idée de le faire à vélo est rapidement venue pour joindre l’utile à l’agréable et vivre une véritable expérience d’itinérance en montagne.
Le débrief de la boucle de l'Oisans en vidéo
Quel itinéraire et pourquoi ?
J’ai réalisé une boucle entre Oisans et Maurienne en juillet 2021.
J1 : Bourg d’Oisans - La Grave, via L’Alpe d’Huez et le Col de Sarenne (52 km / +1780 m).
J2 : La Grave - Saint-Jean-de-Maurienne par le col du Galibier (73 km / +1330 m).
J3 : Saint-Jean-de-Maurienne - Bourg d’Oisans par le Col du Mollard et le Col de la Croix de Fer (82 km / +1995m).
J’ai choisi cet itinéraire pour des questions de transport. Mon projet initial était de réaliser une traversée partielle, mais la quasi-absence de train sur les lignes alpines cet été m’en a dissuadé. Je me suis donc résolu à faire une boucle, sans aucun regret !
Quelle organisation ? (bagages, nourriture, hébergement, transfert)
Je suis venu en voiture à Bourg d’Oisans, mon point de départ.
J’ai dormi dans des hébergements « accueil vélo » à La Grave et Saint-Jean-de-Maurienne.
Je suis parti avec un pack « light » : sacoche de guidon pour le matériel de prise de vue (Olympus EM10 + Panckake 20mm + iPhone avec stabilisateur OSMO 3), une sacoche de cadre Zefal de 4L avec le nécessaire de réparation et une sacoche de selle Zefal de 17L avec une 2eme tenue de vélo, une tenue de « soirée », des affaires de toilettes et un coupe vent.
Côté alimentation, j’ai pris l’option pique-nique ou restaurant, ainsi que des barres et des fruits secs.
Côté matériel, mon S-Works Tarmac SL5 a été un super compagnon de route. J’ai pour l’occasion investi dans une cassette avec un pignon de 30 pour mouliner un peu plus et compenser le poids des bagages. J’ai aussi tourné ma potence pour avoir une position plus haute et gagner en confort. Enfin, je suis parti avec des cales automatiques et des chaussures de VTT (SPD) pour faciliter la marche dans mes séances de prises de vue.
Quel est ton tiercé des cols et pourquoi ?
Alpe d’Huez : C’est juste mythique ! C’est dur, c’était ma première fois et mon premier col sur le parcours, à froid, avec 30 degrés à Bourg d’Oisans. Les premiers lacets sont terribles avec des passages à 12-13%. L’arrivée dans la station est un peu « paumatoire » mais on finit par trouver le fameux Rond-Point et lever les bras comme si on avait gagné l’étape !
Galibier : C’est aussi un mythe ! Je connaissais le versant nord mais je n’avais jamais gravi le versant sud à vélo, depuis le Lautaret. Il est assez roulant à l’exception du dernier kilomètre. Le sommet est une joyeuse farandole de cyclistes, motards, automobilistes et camping-caristes qui veulent tous immortaliser leur passage avec un selfie devant le célèbre panneau. Prendre le temps d’observer ce manège complètement désorganisé est très enrichissant !
La Croix de Fer : J’ai choisi un enchaînement Mollard-Croix de Fer pour croiser des membres de ma famille qui faisaient leur propre voyage à vélo dans le sens inverse. Le pied du Mollard est très sympa en sous-bois avec plus de 45 virages ! Quant à La Croix de Fer, c’est un col magnifique ! Les rampes au niveau de Saint-Sorlin d’Arves sont rudes et ça ne débranche pas jusqu’au sommet ! La descente versant sud est un magnifique tobbogan dans une ambiance haute-montagne exceptionnelle.
Quel est ton meilleur souvenir ?
Si l’ambiance générale des trois jours était géniale, avec en prime une super météo, j’ai un coup de coeur pour la passage du Col de Sarenne. L’enchaînement avec l’Alpe d’Huez en fin de journée a été dur, mais quels panoramas !
Une anecdote ?
Le premier soir, j’ai croisé par hasard l’un des anciens animateurs de la Route des Grandes Alpes, Matthieu, qui m’avait embauché comme stagiaire il y a plus de 15 ans. Il logeait dans le même hôtel que moi. C’était une belle coïncidence à ce moment précis ! (nous y avons notamment discuté de VPN Canada).