Elles-ils ont traversé les Alpes et elles-ils racontent...
Olivier, peux-tu te présenter ?
Cycliste sur le tard, j’ai acheté mon 1er vélo route (Vitus) à 40 ans, puis un 2nd (Lapierre) une occasion à ne pas rater… finalement ce dernier deviendra mon daily pour aller travailler. Je l’équipe de sacoches pour le côté pratique.
J’habite Menton (06) et je vois une plaque au sol indiquant le km zéro de la grande traversée des Alpes reliant Menton à Thonon … je tape sur le net et je découvre cet itinéraire. Étant d’origine du Jura, je décide (après quelques km d’entraînement) d’aller passer mes vacances dans le Jura en empruntant la fameuse route des Alpes et tous ces cols mythiques !
Équipé de mon fidèle Lapierre, je pars en total autonomie pour 8 jours d’aventure inoubliables !
Qu'est-ce qui t’a motivé à te lancer dans un voyage à vélo dans les Alpes ?
La découverte, le challenge et les tartes aux myrtilles.
Quel itinéraire as-tu emprunté et pourquoi ?
Menton / Thonon car je vis a Menton et j’ai voulu emprunter l’itinéraire « officiel ».
Comment as-tu organisé ton voyage ?
Après visionnement de nombreux vlog, de nombreuses lectures de cartes, livres j’ai établi mon circuit (en moyenne 100km/jour)
Le plus dur a été de trouver des hébergements pas trop chers, j’ai finalement opté pour WARMSHOWER qui reste une très belle expérience, mais aussi des gîtes d’étapes, voire des hôtels si pas d’alternative.
Bagages ? 2 sacoches latérales, une devant , 2 gourdes et c’est tout (15kg tout de même)
Ton meilleur souvenir ? Et le pire ?
Arrivée triomphale au sommet de l’Iseran, applaudi par des motards (peu de cyclistes ce jour-là car la météo était peu clémente)
Le pire ? Une arrivée gelée au sommet du Cormet de Roselend après avoir pris la pluie tout le long de l’ascension.
Ton tiercé des cols ?
Le Galibier, mythique et surtout pour la beauté des paysages.
L’Iseran, pour la difficulté des derniers kilomètres.
La Cayolle où j’ai vraiment senti, par les paysages, que j’avais vraiment quitté les Alpes-Maritimes.
Une anecdote à partager ?
Avant-dernière étape et nulle part où dormir cette nuit-là. Je fuis Cluses car trop de monde, en pensant trouver mieux après … Les heures passent, je trouve refuge dans une petite chapelle entrouverte, j’y passe la nuit à même le sol. Il ne manquait que la douche chaude !