Simon, sa belle balade en montagne

Elles-ils ont traversé les Alpes et elles-ils racontent...

Peux tu te présenter ?

Simon, j'ai 32 ans, je pratique pas mal de sports et plus particulièrement le vélo de route depuis 3 ans.


Qu’est ce qui t’a motivé à te lancer dans un voyage itinérant à vélo dans les Alpes ?

Je roule en vélo de route pour découvrir de nouvelles routes, de nouvelles régions. J'ai roulé pour la première fois dans les Alpes en 2022, j'ai adoré. J'aime également me lancer des défis et voyager à vélo. Faire Route des Grandes Alpes® était donc la suite logique pour moi.

Quel itinéraire as-tu emprunté et pourquoi ?

De Thonon à Nice, la route classique, en 6 jours. Ma motivation première ? Le passage par les cols mythiques à plus de 2000m. 

Comment t'es-tu organisé ?

Objectif : voyager léger au maximum. J'avais planifié des étapes entre 100 et 130 km par jour, avec entre 2500 et 3400m de D+. 

Pour les hébergements, Airbnb et hôtels (pas mal pour la récupération et éviter de transporter du matériel de bivouac/camping). 
Pour la nourriture, une pause boulangerie/supérette le midi et le soir repas plaisir avec burger/pizza (+ bière pour la récompense et parce que c'est les vacances).
Pour les sacoches : 
- 1 sacoche de selle avec tenue pour le soir + 2ème tenue de vélo + vêtements de pluie. 
- 1 sacoche de cadre pour le matériel de réparation, l'électronique et l'hygiène. 
- 1 petite sacoche de cintre pour un peu de nourriture (barres, bonbons).
Pour le transport, je me suis d'abord rendu à Thonon en train + un prologue de 90km à vélo. Pour le retour, j'ai pris un TGV. J'avais fait livrer une housse de transport sur mon lieu d'arrivée.

Ton meilleur souvenir ? Le pire ?

Le meilleur souvenir : l'arrivée au col du Galibier. La partie sommitale du col s'est ouverte juste devant moi (après une petite attente au niveau du tunnel). Une chance incroyable ! La dernière partie de la montée, malgré les forts pourcentages, n'a été que du plaisir avec les passages entre les murs de neige ! 

Le pire : la montée vers les Gets, beaucoup de circulation même pour la fin juin. Pas vraiment un mauvais souvenir mais plutôt un moment un peu stressant.

Ton tiercé des cols ?

Difficile de faire un tiercé tellement j'ai pris du plaisir dans presque tous les cols. 

1 Col du Galibier, pour le côté mythique, la neige encore bien présente et la satisfaction d'une telle montée avec le vélo chargé (mon étape la plus éprouvante avec l'enchainement Télégraphe, Galibier, Izoard). 

2 Cormet de Roselend, sauvage, magnifique. Une montée avec très peu de circulation à partir du col du Méraillet et du lac. Un décor grandiose !!! 

3 Col de la Bonette, difficile mais de magnifiques paysages qui évoluent tout au long de l'ascension pour terminer dans un décor lunaire ! Mention spéciale également pour le col de l'Iseran, route magnifique à partir de Val d'Isère et encore beaucoup de neige en approchant du col (ouverture du col la veille de mon passage ! )

Une anecdote à partager ?

Au départ de ma dernière étape, j'avais au programme notamment le col de Turini, que je redoutais un peu après une bonne semaine de vélo dans les jambes... Au final, j'ai rencontré au pied du col 2 gars super sympas qui voyageaient aussi sur Route des Grandes Alpes®. Nous avons passé toute la montée à discuter et échanger sur nos voyages respectifs. La montée est passée très vite ! (Même si j'ai un peu lâché leur rythme à la fin). Puis ensuite, descente magnifique jusqu'à Sospel.